
<< Certes, ceux qui ne croient pas en Nos versets, Nous les brûlerons bientôt dans un Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange, afin qu’ils goûtent au châtiment.>>
Ce verset souligne l’importance de la peau dans la perception de la douleur. La science moderne a confirmé que, dans les brûlures graves, la peau joue un rôle central dans la sensation de la douleur. En effet, lorsque la peau est gravement endommagée, notamment par des brûlures sévères, les récepteurs de la douleur (nocicepteurs) qui se trouvent dans les couches de la peau peuvent être détruits, ce qui empêche la transmission des signaux de douleur au cerveau. Cela peut conduire à la réduction, voire à l’absence totale de la sensation de douleur dans la zone touchée.
Cette idée a été mise en lumière par la théorie du contrôle de la douleur, développée par Patrick Wall et Ronald Melzack dans les années 1960. Ils ont découvert que la perception de la douleur n’est pas uniquement dépendante des récepteurs cutanés, mais aussi du système nerveux central, qui peut « bloquer » ou « neutraliser » les signaux de douleur en fonction de l’intégrité de la peau et des tissus environnants. En d’autres termes, quand les récepteurs sont détruits par de graves brûlures, la douleur peut disparaître, ce qui rejoint l’idée coranique de l’échange des peaux pour éviter la souffrance.
Il est fascinant de constater que, plus de 1400 ans avant la confirmation scientifique de ce phénomène, le Coran avait déjà révélé cette vérité avec une étonnante précision. Ce n’est qu’avec les avancées modernes en neurosciences que nous avons pu valider ce que le Coran avait énoncé bien avant.
Magaye GAYE
Économiste international
Ancien Cadre de la BOAD et du FAGACE