Le concept de crime contre l’humanité est souvent perçu comme une invention moderne, née des atrocités du 10ème siècle et consacrée juridiquement après la seconde guerre mondiale. Pourtant, bien avant que le monde ne le reconnaisse, cette notion fondamentale était déjà inscrite dans le Coran, révélé au 7ème siècle.

LE CORAN, PRÉCURSEUR DE LA NOTION DE CRIME CONTRE L’HUMANITÉ
Le Coran affirme qu’assassiner une seule personne innocente revient à tuer l’humanité tout entière.
Ce principe établit une vérité universelle : le meurtre injuste d’un individu ne concerne pas seulement la victime et son entourage, mais représente une atteinte à l’ensemble de l’humanité.
C’est précisément la définition moderne du crime contre l’humanité, où l’atteinte à une seule communauté est perçue comme un affront à l’humanité tout entière.
Ainsi, ce que le monde a tardé à nommer et à codifier en droit international existait déjà dans les textes coraniques, rappelant que la justice divine précède toujours la justice des hommes.
VERS UNE NOUVELLE NOTION JURIDIQUE : « DONNER VIE À L’HUMANITÉ » ?
Si le crime contre l’humanité est aujourd’hui reconnu et combattu, il est temps de s’interroger sur l’autre face de ce principe : celui qui sauve une seule personne, c’est comme s’il avait sauvé toute l’humanité.
Nous vivons dans un monde où l’attention est principalement portée sur les crimes et les sanctions, mais avons-nous suffisamment réfléchi à la valeur d’un acte de bienveillance, de justice et de protection de la vie ? Tout comme le meurtre d’un innocent est un crime universel, offrir la vie, sauver, protéger, devrait être une valeur universelle et peut-être, dans un futur proche, une notion juridique reconnue.
Peut-être verrons-nous bientôt émerger un concept qui consacrera cette idée : un << bienfait pour l’humanité >> ou une << action pour l’humanité >>, qui donnerait à chaque acte positif une portée collective. Tout comme les crimes ont des conséquences globales, les bienfaits devraient aussi être considérés à l’échelle universelle.
L’histoire du droit évolue. Il est probable que, dans quelques années, voire quelques mois, cette idée devienne une réalité juridique. Soyons-en conscients dès maintenant, car comme toujours, la sagesse divine précède l’entendement humain.
Et cette vérité, le Coran l’a déjà affirmée il y a quatorze siècle.
Magaye GAYE
Économiste international
Ancien Cadre de la BOAD et du FAGACE